Dans un premier temps, j'ai été hospitalisé au CAC (centre d'accueil et de crise) pour une durée de trois jours et ensuite j'ai été transféré pour 7 jours dans un autre hopital, plus près de mon domicile.

Je vous invite, pour toute hospitalisation, que ce soit ou pas en psychiatrie, à demander la consultation ou l'envoi à votre domicile du dossier médical. Concernant le mien, j'en ai été surpris (pire que les renseignements généraux). Le psychiatre y met son diagnostic, votre comportement, etc.... La moindre des choses devrait que tout patient devrait être informé dès son arrivée que des informations vont êtres retranscrites dans le dossier médical et qu'il a la possibilité de le consulter. Par ailleurs, au cours de l'hospitalisation, le psychiatre devrait dire de vive voix au patient son diagnostic et non pas l'apprendre plus tard par écrit. Quel manque d'humanité, de savoir vivre, de professionnalisme.

La prise de médicaments, devant le personnel médical (2 à 3) ainsi que devant les autres patients est humiliant (une fille d'attente se formait pour la prise de médicaments). Je n'ai pas non plus apprécié l'intrusion d'un infirmier lors de ma douche, il n'avait pas à rentrer sans frapper et me le demander.

Lorsque le patient téléphone, le personnel écoute votre conversation.

J'ai vécu cette hospitalisation de 3 jours au CAC traumatisante, agressive avec du zèle de certains professionnels de la santé, ils faisaient sentir leur supériorité, leur savoir.

Issu du milieu syndical et associatif (surtout défense des consommateurs, connaissance du droit), certains professionnels de la santé du CAS n'appréciaient pas beaucoup mes questions, mes interrogations, mon point de vue.

Me voilà arrivé en fin d'après midi dans un autre hopital, près de mon domicile. De vieux locaux à l'architecture d'une caserne de l'armée.

J'étais dans un pavillon avec des malades en cure de désintoxication d'alcool, de drogue, dépressifs, et pour 3 qui étaient là depuis des années. La plupart était sous tutelle. Dès le premier soir, il a fallu que ça tombe sur moi, la date de certains ingrédients était périmée depuis plusieurs jours, pour certains plusieurs semaines. Dès le lendemain, j'en ai parlé au psychiatre et je dois reconnaître son efficacité. Dès 9H00 jusqu'à 18h30, les chambres étaient fermées et ce pavillon n'ayant pas de salle de repos, seulement une salle de télévision, pour ceux qui avaient besoin d'un moment de repos, de sieste, c'était folklorique. Croyez-moi ou pas, certains dormaient à même le sol, sur du carrelage. Quelle honte. J'en ai fait une remarque écrite à la commission  des relations avec les usagers et cette dernière m'a dit que depuis l'hopital avait aménagé une pièce supplémentaire de repos avec un fond de musique relaxant.

Quant au psychiatre de cet hopital, le courant passe bien, c'est une docteresse. Le seul point noir, gênant, au cours des entretiens, du personnel médical assiste, ce qui fait que le malade se trouve en face de 4 à 5 personnes, je n'en vois pas l'utilité et si je devais être dans l'avenir réhospitalisé, je serai ferme sur ce point interdisant plus de 2 personnes, psychiatre compris.